Livraison et authentification·Mis à jour 23 août 2026

Postfix vs Dovecot : rôles différents dans la réception des e-mails

Situez Postfix, Dovecot, LMTP, la file et IMAP dans le trajet entrant, puis localisez une panne à partir de preuves.

Relu par Relecture technique Once Email

Ce que ce guide vous aide à faire
Déterminer si une panne entrante relève de SMTP, de la file, du stockage ou de l’accès IMAP.

Guide de l’article

Pourquoi cet article mérite votre attention

Analyse originale
Le guide suit un message de l’acceptation SMTP à la file, à la livraison LMTP, au stockage et à l’accès IMAP, puis attribue chaque signal à la composante réellement responsable.
Contexte des tendances
Postfix et Dovecot restent souvent associés, mais les conteneurs et panneaux masquent la frontière entre transfert, livraison finale et accès à la boîte, ce qui favorise les mauvais diagnostics.
Valeur pratique
Les opérateurs disposent d’un tableau de décision et d’un ordre de vérification séparant rejet SMTP, report en file, erreur d’écriture et problème IMAP sans journaliser de contenu sensible.

Postfix et Dovecot sont souvent installés ensemble, mais n’ont pas la même fonction. Dans un système récepteur courant, Postfix accepte SMTP et gère la file, tandis que Dovecot assure la livraison finale ou expose la boîte avec LMTP et IMAP. Un service actif ne prouve pas le bon fonctionnement du parcours complet.

Cette page est une carte de diagnostic, pas une recette de production. DNS, TLS, validation des destinataires, lutte contre les abus, permissions, sauvegardes, supervision et restrictions de relais exigent une conception dédiée. Once Email reçoit seulement les messages et ne fournit ni envoi SMTP, ni réponse, ni transfert, ni envoi massif.

Comparaison rapide

QuestionPostfixDovecot
Rôle réseau principalReçoit ou envoie par SMTPOffre IMAP/POP3 et peut recevoir par LMTP
Possède la fileOuiNon
Accepte le destinataire SMTPGénéralement Postfix avec ses tables et règlesPeut fournir des données utilisateurs selon l’architecture
Écrit dans la boîte finaleLocalement ou en déléguantLMTP Dovecot peut livrer finalement
Permet au client de lireNonOui, généralement via IMAP

« Postfix ou Dovecot » est donc rarement un choix de produit. Pour une boîte hébergée, il faut savoir où s’arrête une responsabilité et où commence la suivante.

Suivre un message entrant

L’architecture officielle Postfix montre le courrier réseau entrant par smtpd, passant par cleanup et arrivant dans une file. Le gestionnaire sélectionne ensuite un agent. Quatre points de contrôle apparaissent :

  1. Connexion SMTP : le serveur distant atteint Postfix et négocie la transaction.
  2. Acceptation : Postfix accepte ou rejette le destinataire d’enveloppe selon tables et règles.
  3. File et transfert : le message accepté part vers local, virtual, pipe ou LMTP.
  4. Accès : après livraison, Dovecot autorise un client à lister et lire par IMAP.

Un 250 SMTP ne signifie pas que le message est visible. Postfix peut accepter puis reporter pour cause LMTP, quota ou stockage. Inversement, le fichier peut exister mais rester invisible à cause de l’authentification IMAP, d’un index, d’un espace de noms ou de permissions.

LMTP relie les responsabilités

LMTP constitue une frontière courante. Postfix conserve SMTP et la file, puis appelle Dovecot pour la livraison finale. Le guide LMTP de Dovecot présente un socket Unix protégé dans le spool Postfix.

Ce socket n’est pas qu’un chemin copié. Propriétaire, groupe, mode, emplacement chroot et disponibilité forment un contrat. Si Postfix ne peut pas le joindre, le comportement attendu est généralement un élément reporté, pas une boîte présentée comme vide. Après acceptation LMTP, quota et stockage deviennent les preuves prioritaires.

Ne rendez pas le socket accessible en écriture à tous. Identifiez le compte de service nécessaire et accordez le minimum. N’exposez pas LMTP publiquement sans architecture explicite d’authentification et de transport protégé.

Diagnostiquer à partir des preuves

Preuve observéePremière frontière à examiner
Connexion impossible au port 25DNS, pare-feu, TLS ou smtpd Postfix
Destinataire rejeté avant le corpsTables et règles Postfix, éventuellement annuaire consulté
SMTP accepte, message toujours deferredFile Postfix et transport sélectionné
Socket LMTP absent ou permission refuséeLiaison Postfix–Dovecot et permissions
LMTP signale quota ou écriture impossibleLivraison Dovecot et stockage
Fichier présent, mais absent d’IMAPAuthentification, namespace, index et droits Dovecot

Utilisez un marqueur unique et une fenêtre limitée. Conservez l’ID de file, la classe SMTP, le résultat LMTP et un résultat de boîte expurgé. Adresse réelle, code, jeton, objet, corps, nom de pièce jointe et URL complète ne doivent pas entrer dans des journaux partagés ou l’analytique.

Constituer une trace à quatre champs avant toute modification

Pour un seul message de test autorisé, conservez quatre faits expurgés. Ensemble, ils indiquent si acceptation, file, remise finale et visibilité concernent la même transaction :

PointConserverCe que cela prouve
Acceptation SMTPHeure, classe de statut étendu et ID de file abrégéPostfix a accepté la transaction, pas nécessairement la remise finale
Résultat de fileMême ID abrégé, transport et état delivered/deferredPostfix a choisi un transport et terminé ou retenu la remise
Résultat LMTPSuccès ou classe d’erreur sans destinataire ni contenuLMTP Dovecot a accepté la remise finale ou renvoyé une cause bornée
VisibilitéCompteurs avant/après et résultat de lecture applicatifLe stockage a changé et le vrai chemin de lecture voit ou non le résultat

Commencez en lecture seule. postqueue -p liste la file ; filtrez localement sur l’ID abrégé sans exporter toute la file. doveadm mailbox status -u TEST_USER "messages unseen" INBOX consulte les compteurs avec une identité de test autorisée uniquement. Les références officielles des outils de file Postfix et de l’état de boîte Dovecot définissent ces observations. Sans concordance de l’heure et du marqueur expurgé, elles ne prouvent pas qu’il s’agit du même message.

Erreurs de catégorie et ordre sûr

Installer Dovecot ne crée pas d’écoute SMTP ; installer Postfix ne fournit pas de boîte IMAP. SPF, DKIM et DMARC appartiennent à une autre couche : authentification et alignement, pas accès. Consultez le guide SPF, DKIM et DMARC.

Une file vide ne prouve pas la réussite : le message a pu rebondir, expirer, être supprimé par une règle explicite ou être déjà parti. Une boîte vide ne prouve pas l’absence : requête échouée, client hors ligne ou autre namespace restent possibles. Séparez « aucun résultat », « échec temporaire » et « vide confirmé ».

Vérifiez le point SMTP, envoyez un seul test autorisé, relevez l’acceptation Postfix, suivez file et livraison, confirmez la boîte Dovecot puis lisez-la par le même chemin IMAP que l’application. Supprimez la boîte de test et ne gardez que des preuves expurgées. Redémarrer les deux services avant observation détruit les repères temporels et la file sans expliquer la cause.

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